Pour la première fois, sa généalogie est présentée depuis son quadrisaïeul Jean Bécu, archer du guet à pied de l’Île de la Cité. Originaire d’un village picard proche de Montdidier, la famille Bécu s’établit au sein de la bourgeoisie parisienne, loin de la misère dans laquelle on la propulse par la suite pour la discréditer.
L’exploitation d’un mémoire rédigé par Catherine Balthazar, épouse Dubuisson, qui orne les étagères de la bibliothèque Stanislas de Nancy, dévoile des éléments précieux du premier grand secret de Jeanne, celui de sa naissance. Cette cousine de Jeanne qui est son exacte contemporaine partage avec elle son enfance à Vaucouleurs, puis son adolescence à Paris dans la paroisse Saint-Eustache. Cela rend son témoignage parfaitement crédible. Des actes inédits, exhumés des minutes de notaires parisiens aux Archives nationales, confortent la véracité de ses dires.
Vous apprenez que son géniteur Jean-Jacques Gomard ne fait qu’un avec le père Casimir, un moine tiercelin de Picpus du couvent de Vaucouleurs. Vous savourez le tour de passe-passe utilisé pour le déclarer
mort au moment de la signature du contrat de mariage de Jeanne Bécu avec Guillaume du Barry, puis pour le ressusciter lors de la cérémonie religieuse.