Nathalie Baye interprète des provinciales ou des bourgeoises coincées, elle joue souvent juste et bien, et elle est une des actrices françaises les plus populaires et les plus récompensées. Elle arrête l’école à 14 ans pour faire de la danse à Monaco. Elle part trois ans plus tard aux Etats-Unis, et, à son retour en France, continue la danse tout en s’inscrivant au cours Simon. Admise au Conservatoire, elle sort avec le second prix en Comédie en 1972. Son choix entre deux arts fait, elle accumule les petits rôles jusqu’à la fin des années 70, avant que François Truffaut ne la réengage, après « La Nuit américaine », dans « La Chambre verte » en 1978. Elle devient une actrice appréciée du cinéma d’auteur, et vit alors avec Philippe Léotard. En 1981, elle reçoit un César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Sauve qui peut (la vie) de Godard, et enchaîne les succès, devenant une actrice majeure des années 1980, empochant deux nouveaux Césars au passage. Elle a une relation avec Johnny Hallyday, d’où Laura Smet en 1983, ralentit un peu sa carrière, et devient très discrète sur sa vie privée après sa séparation avec « l’idole des jeunes » en 1986. Ses rôles, toujours choisis avec soin, lui valent une reconnaissance rare et un quatrième César, un record que seule Isabelle Adjani a dépassé.

Dans les années 1990-2000, Nathalie Baye endosse au cinéma les rôles les plus variés : elle incarne des personnages très forts, comme la jeune femme de « J’ai épousé une ombre », tourné dans les environs de Bordeaux, l’esthéticienne de «Vénus beauté », mais aussi la fofolle déjantée de « Absolument Fabuleux », ou encore la working girl de « Cliente » de Josiane Balasko, où elle loue les services d’un jeune prostitué. « J’ai aimé naviguer entre des films très différents, dit-elle. C’est ce qui fait qu’on garde le désir de jouer et j’ai eu beaucoup de plaisir à interpréter des personnages très variés, certains très sombres, d’autres plus divertissants. Et puis une comédie, ce n’est pas toujours uniquement dans le domaine du léger. Un film drôle n’est pas pour autant un film idiot. » Le cinéma français fait appel à elle régulièrement. Elle n’hésite pas à casser son image comme dans « Le petit lieutenant » de Xavier Beauvois où elle joue le rôle d’une femme-flic ayant vécu un drame et sombré dans l’alcoolisme. Mais en 2006, elle revient au théâtre pour « Zouc par Zouc

Elle enchaîne ensuite les tournages, mais marque une pause, ces dernières années : « J’ai été un moment sans tourner parce que les rôles proposés ne me convenaient pas. Parfois, on a envie de tourner avec un réalisateur et le scénario ne nous va pas.… Quand on peut s’offrir le luxe de choisir… c’est bien. » Elle reviendra toutefois au cinéma fin 2013-début 2014 mais se refuse à en dire plus : « Nous les comédiens sommes toujours un peu superstitieux… Rien n’est signé. » Elle a incarné l’année dernière une femme de pouvoir aux ambitions politiques affirmées dans une série pour France 2 mais n’a pas souhaité reprendre le flambeau pour une seconde saison. Elle sera remplacée par Carole Bouquet, autre belle actrice. En attendant, Nathalie Baye écrit : « un livre sur son métier » et défend le cinéma indépendant : « Il faut être très vigilant. Le cinéma est très vivant en France, et ailleurs, mais il y a certain cinéma qui risque de disparaître. Il faut le mettre en avant, le montrer. » A Toulouse, ville où elle avait accompagné l’année dernière Johnny Hallyday venu donner un concert au Zénith, elle a découvert le cinéma espagnol : « en immersion, pendant trois jours », confirme-t-elle. Quand on l’interroge sur son allure et son élégance exceptionnelle, elle admet : « L’extérieur est le reflet de l’intérieur. Quand on vit en harmonie, cela se ressent. Mais il ne faut pas croire que, parce que l’on est connu, qu’on nous voit, tout est toujours rose bonbon ! Mais si on n’est pas dans l’ennui, dans le regret, mais au contraire dans des projets, dans des envies de faire des choses, on le porte sur le visage, c’est comme une lumière qui s’allume ! »

Généalogie simplifiée

N° – 1  – Nathalie Baye, née leà Mainneville (27)  le 6 juillet 1948, décédée à Paris (75) le 17 avril 2026.

N° – 2 –   Claude Marie Charles Baye, artiste peintre, né à Damery (51), le 14 février 1922, décédé à Paris 18ème le 9 mars 2009. Marié à Paris 6ème le 21 décembre 1945 (div.1975)

N° – 3 –  Denise Coustet, artiste peintre, née à Boulogne-Billancourt (92) le 25 septembre 1920, décédée à Paris le 27 septembre 1993.

Grands-parents de Nathalie Baye

N° – 4 –   Ernest Félix  Charles Baye, docteur en médecine, né à Sivry-sur-Meuse (55) le 29 novembre 1883. Marié à Damery (51)  le 3 février 1914 .

N° – 5 –  Aline Cécile Hortensia Poudras, née à Venteuil (51) le 9 novembre 1885, décédée à Damery  (51) le 17 mars 1958 (épouse en 1ères noces Charles Ferraud)

N° – 6 –  Joseph Émile Coustet, né à Saint-Pierre-le-Déchausselat (07) le 26 janvier 1886, décédé à Paris 14ème le 20 avril 1975, marié à Paris 11ème  le 24 janvier 1919.

N° – 7 – Juliette Eugénie Courcel, née à Paris 10ème le 23 novembre 1892, décédée à Paris 16ème 11 rue chardon Lagache le 23 juillet 1990.

La suite dans le prochain Généalogie Magazine

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Patronymes étudiées: Blondelet, Coustet, Courcel, Carpentier, Pérache, Bickart, Weil, Consigny, Puyrigaud, Baye

Généalogie magazine n° 342-342

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